top of page

Les Hussards Noirs de la République

Dernière mise à jour : 22 mars


Avant le vote des lois laïques, l'enseignement est prioritairement aux mains de l'Église et de ses congrégations.


"Hussard noir" est le surnom donné individuellement aux instituteurs publics sous la IIIᵉ République (1870-1940) après le vote des lois scolaires dites « lois Jules Ferry » et le vote de la loi de séparation des Églises et de l'État, le 9 décembre 1905. Cette expression a été inventée par Charles Péguy.


À partir des lois Ferry, les instituteurs jouent un rôle central dans la mise en place de l’école primaire, laïque et obligatoire. L’instituteur est chargé d’une véritable éducation du peuple, conforme à l’ordre républicain. Implantées sous le règne de Louis-Philippe, les écoles normales ont occupé une place considérable dans l’imaginaire collectif français des XIXe et XXe siècles. Creuset de la laïcité, vivier des "hussards noirs", elles ont constitué un vecteur puissant des valeurs républicaines. Supprimées en 1940, sous le régime de Vichy, elles sont rétablies à la Libération, mais c’est l’élévation progressive du niveau du recrutement des instituteurs, et son alignement sur les professeurs du second degré, qui auront raison de cette institution.


Les Instituteurs de Lalobbe de 1859 à 1939


Alexis Daugny

Alexis Daugny est né à Vrizy le 9 mai 1836, son père est vigneron. Il exerce à Lalobbe du 1/11/1859 jusque 1891.

Il se marie à Faissault en 1868 avec Aglaée Petitfils, un contrat de mariage est signé. Sept enfants naissent à Lalobbe.

En 1896, il est instituteur à Vaux les Rubigny où un de ses fils se marie. Fin 1896, il déclare la naissance d'un enfant lequel décède sept semaines plus tard, Alexis a alors 60 ans et son épouse 47 ans. En 1897, il a fait valoir ses droits à la retraite et bénéficie d'une pension de 1252 frs (montant annuel ?) à compter du 1er octobre de la même année pour 37 ans, 11 mois et 6 jours de service. Toutefois, on le retrouve en 1899 au mariage d'un autre de ses fils comme économe de l'hospice à Chateau-Porcien. Il décèdera à Neufmanil en 1903. Sa veuve percevra un tiers de sa pension.

En 1886, le conseil municipal vote l'attribution d'une prime pour zèle et bons services rendus par l'instituteur.

Le Petit Ardennais 10 juin 1886
Le Petit Ardennais 10 juin 1886

C'est le premier instituteur a entré dans la maison d’école achetée à Mme Lavault née Durand de Prémorel, pour 6000 francs en 1861 et que la commune louait déjà en 1858-1859. Précédemment, la maison d’école, c’était l’habitation de l’instituteur. Généralement, il n'y avait pas de locaux spécialement destinés à l'instruction. L'école était établie chez l’instituteur ou dans une maison ordinaire que l'instituteur prenait à bail et dont il répondait du loyer ; la commune lui accordait une allocation annuelle , sous le titre d'indemnité de logement.


 

Emile Gustave Bailly


Il est né à Marby en 1858 ; en 1878 sur sa fiche militaire, il est noté "Elève école normale de Charleville"et Gustave est dispensé du service militaire comme la loi le prévoyait pour les membres de l'instruction publique. De 1883 à 1889, il est instituteur à Givron et épouse à Doumely, en septembre 1883, Félicité Guillemain, fille d'instituteur. En octobre 1884, un premier enfant voit le jour. De la rentrée de 1891 à 1893, il est instituteur à Lalobbe, puis on le retrouve ensuite à Mairy. Le 1er octobre 1913, il perçoit sa pension pour 35 ans, 1 mois et 19 jours de services. Il décède à Margut en 1933


 

Honoré Théophile Leseinpère


Il est natif de Baalons. Il a 38 ans lorsqu'il est nommé à Lalobbe en 1894 et y décède en cours d'exercice le 26 février 1898. Il avait été précédemment instituteur à Fléville, Aure et à Francheval. Il figure sur le recensement de Lalobbe de 1896 avec son épouse Florentine Gillet qu'il avait épousée en 1878 à Suippe et un fils de 14 ans.



 

Jean Baptiste Alfred Cordier


Il est né à Boulzicourt en 1864. Son frère Eugène Jean Baptiste est également instituteur. Alfred succède à Théophile Leseinpère et exerce à Lalobbe de 1899 jusqu'à sa retraite en 1925 après 43 ans de service. Il avait précédemment été instituteur à Douzy (1884), Monthermé (1891), et à Mouron (1896-1897). Il épouse à Imécourt le 15 février 1896 Julia Emma Ponsin. Leur premier enfant nait, un an plus tard, à Imécourt, village natale de Julia Emma. A Lalobbe, le couple aura encore une fille en 1909.

Sur la photo ci-dessous, datée de 1900, figurent Alfred Cordier, son épouse Emma Ponsin et leur fille Marie Joséphine Renée âgée de 3 ans.

Extrait de la revue le Cercle des Collectionneurs
Extrait de la revue le Cercle des Collectionneurs











Il avait été fait chevalier du mérite agricole en 1912, avait reçu les palmes académiques en 1921 et avait été récompensé en 1923 pour les cours d'adultes qu'il donnait. Alfred Cordier décède à Imécourt en 1949 où il résidait avec son épouse et leurs deux filles.


 


Classe de Mr Houde, Lalobbe ???
Une classe de Mr Houde, à Lalobbe ????

André Arsène Houde

Originaire de Vireux Wallerand, il est nommé instituteur à Lalobbe à la rentrée 1925 et y reste jusqu'en 1929. Il avait exercé auparavant à Rethel et Dommery. Il fait partie d'une famille d'enseignants, son père Isidore est instituteur, sa soeur Renée Clotilde, institutrice et son fils Marcel sera professeur d'allemand. Il décède en 1972 à Bétheny.

(Photos avec l'aimable autorisation de sa petite fille Marie Laure Houde)


 

1929 - 1939 Période où de nombreux instituteurs sont nommés à Lalobbe


Presque chaque année, le poste d'instituteur de la classe des garçons reste vacant comme on peut le voir dans la presse locale.


Durant l'année scolaire 1929-1930, deux instituteurs, Freddi Godet et Louis Brosse se succèdent.


En 1930, des annonces en mai et en septembre informent de la vacance du poste mais c'est seulement au 1er janvier 1931, que Rémy Tourte est nommé, l'instituteur en place depuis la rentrée d'octobre, Roger Thirion, étant muté, l'intérim est assuré par Melle Papier.



Liste des divers instituteurs entre 1932 et 1938


  • Pierre Neveux et Mr Jacquet

1932-1933


  • Jules Silvère Jean Baptiste Gardien

1933-1935


  • Henri Godeaux

1935-1937


  • André Devouge

Intérimaire nommé pour la rentrée de 1937


  • Royaux

Nommé pour la rentrée de 1938


 

A l'aube de la seconde guerre mondiale, alors que Melle Brasseur occupe le poste d'institutrice de l'école des filles depuis 14 ans, l'école des garçons n'est pas plébiscitée par les enseignants et n'attire visiblement pas les candidats.


Suite et fin de l'école de Lalobbe, à découvrir prochainement


Comments


LALOBBE (2)_edited.jpg

D'autres publications pourraient vous intéresser

Click sur un des boutons ci-dessous et click sur la publication choisie

bottom of page