Le Moulin face à l'usure du temps, de l'eau et du feu
- catherinepaulus
- 8 janv.
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Usure, conflits ou négligence, crues et tentative d'incendie : l’histoire de ce moulin est celle d’un combat permanent contre les éléments et les hommes.
Une restauration bien nécessaire
1722, Mr Hugues Canot, seigneur de Lalobbe fait restaurer le moulin qui en avait visiblement bien besoin.
« En la même année (1722), on a racomodé le moulin dudit Lalobbe de fonds en comble, il a fallu tout jetter en bas, étant trop ancien et n’étoit guère seur (sûr), et ce n’étoit que vieux bois. On a trouvé jusqu’à trois planché l’un sur l’autre, il a fallu toutte arraché pour faire entrer les picquets. »
Extrait des additions de Pierre Marandel à la chronique de Jean Taté
Des dégâts pas toujours naturels
En 1742, le fermier judiciaire Blanchard gère la seigneurie de Lalobbe suite au décès et à la faillite de Hugues Canot, seigneur de Lalobbe. Le moulin faisant partie des biens saisis, est mis en vente par adjudication. Le Sieur Blanchard fait remarquer aux commissaires généraux chargés de cette liquidation que le moulin est en bien mauvais état.
Le maître des forges d’Hurtault et ses ouvriers ont retiré brutalement et sans prévenir, toutes les parties de l’écluse située en amont du moulin, provoquant une arrivée violente des eaux, qui a emporté les éléments essentiels du moulin de Lalobbe. À la suite de ces dégâts, le moulin est devenu totalement inutilisable.

[...] par acte du 18 juin dernier, le Sr Blanchard fermier judiciaire de cette terre luy a fait denoncer que le moulin faisant partie des biens, detaillés par l'affiche, a esté totalement derangé et detruit par la fautte du maitre des forges d'Hurtaul et de ses facteurs et ouvriers, lesquels le 11 dudt mois de juin ont levé et tiré en meme tems, et sans avertir, toutes les parties de l'écluse ou relay d'eau de ladt forge qui est placé au dessus dudt moulin en sorte que par l'impétuosité et la rapidité des eaux, les deux etaux et les sols de l'éventillerie ont esté entierement entrainés et que par consequent ledt moulin ne scauroit servir à aucun égard. [...]
1833 Crue de la Vaux
En 1833, de fortes crues emportèrent les fondations du bassinage du moulin, un ensemble d’ouvrages destiné à retenir et réguler l’eau nécessaire à son fonctionnement. Ce bassin, situé en amont, permettait de constituer une réserve et de contrôler le débit afin d’assurer une rotation régulière de la roue. Privé de ces installations essentielles par l’abondance exceptionnelle des eaux, le moulin, alors propriété de Monsieur Deslions, dut cesser toute activité pendant près de trois mois.

Transcription
« En 1833, la fondation du bassinage on été enlévé par un abondance d’eaux. Le moulin apartien à Mr Deslions et a été trois mois sans tourné. Les fondations du bassinage ont été a la verité enlévé par une abondance d'eau»
Qui en veut au moulin ?
En 1885, le moulin échappe aux flammes grâce à la vigilance d'un employé.




